Femme !

Updated: May 9

Femme tu es, ou tu le deviendras

Celle dont le privilège, est de donner la vie

Belle et savoureuse chance, que j’espère tu auras

Quand enfin seras prête pour ce joli pari.


Corps de femme qui subit

Chaque jour, tant de défis

Chaque mois revit ce cycle

Contrainte sans merci

Et puis un jour fini

Dans une longue agonie

Pour laisser place hélas

A ce mot bien badasse

Ménopause

Oh ! elle ose !


Petite …


Petite, elle est mignonne, ou un garçon manqué

Puis elle devient jolie, ou une sacrée pépée.

Elle incarne la beauté, le sourire, l’allégresse

Aussi fort recherchée pour sa belle jeunesse.

Et nombreux sont ceux-ci, qui autour frétillent

Alors qu’elle pleine de joie et d’allant, pétille.

Bien sûr ses parents la regardent attendris,

Et pour cette jolie fleur si remplie d’insouciance,

Se font moult soucis

Qui leur inspirent méfiance,

Amenant les conflits

Et l’ingrate défiance.


Jeune fille …


Puis elle devient amante

Celle qui prend et se donne

Celle qui l’aime et qu’il aime.

A toute heure nonchalante

Elle sait se faire attendre

Se transformer ainsi

En objet de désir

Puis à son bon plaisir

Enfin elle s’abandonne.


Femme …


C’est alors qu’elle découvre

Le pouvoir de la femme

Et le désir aussi

D’enfin donner la vie.

Partageant cet avis

Avec son bel amant,

Ils décident conjointement

Qu’ils seraient bien parents.

Elle voit grandir en elle

Cet être surréel

Ce petit rêve charmant

Qui sera son enfant

Cette grande illusion

Cette grande ambition

Qui effraye souvent

Autant elle que l’amant.


Maman …


Puis elle sera maman

Et cela bien longtemps.

Elle le protègera, lui donnera son amour

L’aidera à grandir, et sera là toujours.

Elle le verra murir, et saura l’éduquer

Dans ce foyer douillet qu’elle aura concocté

Source de vie, d’amour et de félicité

Avec son homme, elle l’aura partagé.

Chaque jour elle découvre, ce travail de mère

Si varié et changeant et parfois même amer ;

Mais jamais ne se lasse de son petit bambin

Ses sourires, ses câlins et son air enfantin.

Chaque jour elle entre en scène, dans ce rôle facile

Qu’elle domine parfois mais trouve bien difficile

Alors elle improvise, suit son instinct habile

Et la voilà comblée, maman support tranquille.

Mais cette tâche parfois, semble trop compliquée.


En couple…


Si elle est fort chanceuse

Son homme spontanément

Est une aide précieuse

Qu’elle aime énormément.

Parfois il est absent

Ou oublie sa parole

Et laisse aisément

La mère jouer son rôle.

Elle est alors perdue et cherche à s’appuyer

Et elle ne sait que faire devant ce lourd fardeau

Elle se tourne vers ce père, lointain et fort badaud

Et lui rappelle alors cet enfant partagé

Et ce mot un peu long, qu’il faut bien assumer

Ce mot, qu’un couple sain sait bien équilibrer

Res-pon-sa-bi-li-tés !


Amante …


Bien que mère, elle est femme

Et ne peut négliger

Bien qu’elle ait enfanté

Que son amant s’enflamme.

Non seulement celui-ci

Pourra en profiter

Mais elle pourra ainsi

Bien en bénéficier.

Un corps épanoui

S’aime plus aisément

Et elle saura aussi

Séduire tranquillement

Au profit de l’amant

Qui amoureusement

Tombera sous ses charmes

Et ce sera son arme

Pour assurer au couple

Un amour qui redouble

Chaque jour se renoue

Et jamais se dénoue.


Puis pour conclure enfin cet hymne à la femme,

Que je dédie à toutes, à Zoé, à Morgane

Si vous voulez aussi, ajouter à votre âme

Une touche finale d’humanité diaphane

Qui attire la lumière

Mais garde vos secrets

Une bonne conseillère

Dans tous vos grands projets

Relisez donc mesdames, d’un auteur pondéré

« If » de Rudyard Kipling, un poème inspiré.


A Zoé,

A Morgane,

A toutes les femmes


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